Brussels Business Days

Brussels Business Days

J’ai interrogé en plénière du Parlement bruxellois le Ministre chargé de l’emploi et de l’économie sur le bilan des « Brussels Business Days » qui se sont déroulés du 14 au 17 mars 2016.

Voici notre échange:

Isabelle Emmery – Cette semaine se sont déroulés les « Brussels Business Days ». Ce fut l’occasion, si besoin en était, d’entamer un dialogue avec les entrepreneurs bruxellois et de mieux cerner leurs besoins en termes de services et d’aides publics. En effet, les barrières au développement de nos entreprises et au lancement de nouvelles initiatives sont nombreuses.

Il ressort d’une étude que 25% de nos entrepreneurs se voient refuser leurs demandes de crédits. Par ailleurs, nos entreprises – les petites, notamment – considèrent que l’information sur les subsides n’est pas suffisante en Région bruxelloise, tout comme l’accompagnement, le suivi et les conseils financiers que nous leur proposons.

De grands chantiers sont sur le point d’être lancés : Small Business Act pour l’Europe, réforme des aides à l’expansion économique, à l’exportation et à l’innovation, simplification et réorganisation des outils régionaux qui accompagnent et soutiennent les entreprises, dont la création du guichet unique.

Qui participait à ces journées ?
Comment comptez-vous concrétiser les échanges qui s’y sont tenus ?

Didier Gosuin, ministre – Tous les partenaires publics étaient présents aux différentes séances et aux différents ateliers. Était également associé le Conseil économique et social. Vous avez d’ailleurs noté que, préalablement à ces événements, BECI avait effectué un sondage parmi les entreprises qui a permis d’illustrer les ateliers. La Chambre des classes moyennes en a d’ailleurs organisé un.

Les partenaires publics étaient tous présents dans les panels. Je ne pense pas que nous ayons pu oublier qui que ce soit. Dans les panels, j’ai par ailleurs veillé à ce qu’au niveau des entrepreneurs, il y ait une égalité hommes-femmes.

Quelles sont les suites qui ont été données au débat ? Il faut renforcer le 1819 (ligne téléphonique destinée aux entrepreneurs bruxellois) parce qu’il y a un besoin de communication et d’avoir des contacts en vis-à-vis. Il y a aussi la problématique de l’entrepreneuriat féminin qui a été évoquée, celle de l’autocréation d’emploi, la lisibilité et la visibilité des aides disponibles. Tout cela rencontre bien les objectifs de rationalisation et concorde avec les projets de révision des aides à l’expansion économique en ce compris le Small Business Act.

Quels sont les principaux obstacles ? Il s’agit d’abord d’un manque d’information qui touche à la stratégie d’information dispersée sur différents acteurs. Il y a aussi un plus grand besoin d’accompagnement dans la création d’entreprises et dans la validation des plans d’affaires. Un autre obstacle consiste en l’accès à des conseils d’experts comme les professionnels du chiffre, l’accès au financement. Il est donc sans doute nécessaire de développer de nouveaux outils. Enfin, de manière parallèle, puisque ça n’est pas dans mes compétences, il y a toujours cette complication administrative pour l’obtention tant des permis d’environnement que d’urbanisme.

Isabelle Emmery – Je crois que les constats sont relativement bien faits et que ces journées vont dans le sens de ce que nous savions plus ou moins déjà. Il n’y a plus qu’à développer les solutions pour améliorer le sort de nos entreprises, qui constituent véritablement la colonne vertébrale de notre économie bruxelloise. Je voudrais une nouvelle fois remercier le ministre pour l’attention qu’il porte à l’entrepreneuriat féminin, qui se porte bien mais qu’il est toujours nécessaire de stimuler.

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