Cellule régionale de relance

Cellule régionale de relance

J’ai interrogé le  Ministre à la Région de Bruxelles-Capitale, en charge de l’emploi et de l’économie sur le premier bilan semestriel de la cellule régionale de relance.

Voici notre échange:

Isabelle Emmery – Pour rappel, la cellule régionale de relance a été mise sur pied en mai dernier pour venir en aide aux entreprises bruxelloises souffrant des conséquences dévastatrices engendrées par les attentats de Bruxelles et le lockdown qui a suivi les attentats de Paris.

Ainsi, à la suite d’un partenariat public-privé destiné à offrir un accompagnement adapté, des garanties et des crédits de secours, le numéro 1819 permet de réorienter de nombreux entrepreneurs bruxellois. Ceux-ci sont d’abord entendus par des experts d’Atrium Brussels ou d’impulse.brussels, avant d’être dirigés vers le Centre pour entreprises en difficulté (CED) pour établir un diagnostic. Une fois les alternatives financières étudiées, c’est donc la cellule de relance qui met en œuvre un plan d’accompagnement et désigne un coachcoordinateur.

Quel est le nombre d’entrepreneurs bruxellois bénéficiant actuellement d’un tel accompagnement au quotidien ? Combien de demandes de crédit ont-elles été introduites par la cellule régionale de relance auprès de finance.brussels ? Quel est le montant déjà octroyé dans le cadre des activités de cette cellule ? Les crédits n’étant octroyés que jusque fin 2016, je pense que nous pouvons avoir une idée de l’impact de la mesure.

Le 1819 étant opérationnel jusque mai 2017, un suivi à plus long terme est-il envisagé ? Pour bon nombre d’entrepreneurs, c’est en effet surtout le plan financier à long terme qu’il faut adapter, afin d’éviter de nouvelles faillites dans un contexte qui reste difficile.

Un certain nombre de faillites semblent intervenir avec du retard, ce qui contraste avec l’impression initiale, selon laquelle des secteurs comme l’horeca avaient relativement bien tenu le choc. La fermeture du Sheraton constitue, à cet égard, une mauvaise surprise, même si nous sommes ici en présence d’un faisceau plus large de causes. En dehors de ce grand hôtel bruxellois, d’autres faillites décalées dans le temps ont-elles été constatées par votre cabinet ?

Didier Gosuin, ministre.- Je vous remercie pour votre suivi attentif de cet outil que nous avons mis en place au lendemain des attentats. Je vais répondre à vos questions point par point.

Quel est le nombre d’entrepreneurs bruxellois bénéficiant actuellement d’un accompagnement au quotidien ? Ce sont 99 entrepreneurs qui ont été accompagnés au quotidien depuis le 2 mai par les coordinateurs d’impulse.brussels et d’Atrium Brussels. Le nombre de dossiers dont l’accompagnement a été clôturé est de 62. Actuellement, ce sont donc 37 sociétés ou indépendants qui sont encore accompagnés.

Au-delà de ces accompagnements au quotidien, 108 accompagnements ciblés ont été offerts à ces sociétés, avec l’appui d’experts spécialisés. Cette expertise externe a été mise à disposition gratuitement. En tout, ce sont donc 253 sociétés qui ont fait appel au 1819 pour être orientées dans le dispositif, soit vers le Centre pour entreprises en difficulté (CED), soit vers la cellule de relance pour un accompagnement, soit directement vers finance.brussels, soit encore pour des informations sur les mesures prises par les différents niveaux de pouvoir.

Combien de demandes de crédit ont-elles été introduites par la cellule auprès de finance.brussels ? Elles sont au nombre de 83. À la fin du mois de décembre, le montant global de l’ensemble des crédits octroyés dans le cadre de la cellule était de 1.228.000 euros. Comme je vous l’ai signalé, certains se sont directement adressés à finance.brussels.

Au-delà de ces chiffres liés aux crédits octroyés à travers le dispositif mis en place, il faut noter que le montant total des crédits accordés entre mai et décembre 2016 par le groupe finance.brussels, directement ou au travers de ses filiales Brupart et Brustart, s’élève à 5.299.000 euros pour un peu plus de 50 entreprises, essentiellement du secteur horeca. Cela représente 606 emplois que nous avons portés.

Le Fonds de garantie a couvert les emprunts de ces entreprises en difficulté à hauteur de 3.514.250 euros.

Quant à la temporalité, le service 1819 poursuivra ses missions au-delà de mai 2017. Il propose une offre structurelle d’information et d’orientation vers les acteurs du soutien aux petites et moyennes entreprises (PME). Il est progressivement renforcé pour agir comme un véritable guichet unique au service des entrepreneurs et des créateurs d’entreprise.

 C’est la cellule de relance créée dans le cadre des mesures de crise qui achèvera sa mission en mai 2017. Il faut souligner que, si 253 sociétés ont été soutenues par ladite cellule depuis le début de l’opération, le nombre de nouvelles demandes mensuelles n’a cessé de décroître et est devenu très faible en fin d’année. Cela tend à démontrer que le dispositif ad hoc a rempli son office.

Tous les services régionaux, en ce compris ceux du 1819, d’impulse.brussels, d’Atrium Brussels et du CED, partenaires de la cellule de relance, restent accessibles aux entrepreneurs désireux d’être accompagnés, notamment sur le plan financier.

Pour vos questions sur la faillite de l’hôtel Sheraton, je vous renvoie au débat que nous avons tenu plus tôt aujourd’hui sur la question. Vu que la faillite de l’hôtel ne semble pas être due à la conjoncture économique bruxelloise, je ne prévois pas, à ce stade, d’adapter le plan de relance pour ce dossier particulier.

En conclusion, je pense que nous avons tout mis en œuvre pour relever les défis de la crise économique que nous avons connue.

Isabelle Emmery – Je note que les demandes se sont épuisées par rapport à la problématique de fin 2015 et de 2016. Nous sommes dans un régime de croisière, une croisière pas forcément toujours positive, mais les dispositifs sont là.

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