Cinéma Palace

Cinéma Palace

J’ai interrogé la Ministre de la Culture au sujet du Cinéma Palace à Bruxelles.

Voici notre échange:

Isabelle Emmery .– Je vous interroge sur le devenir de notre cinéma Palace. Ce dossier ancien est très symbolique pour notre Fédération; ce lieu culturel tient à cœur aux Bruxellois et aux francophones de notre Communauté et mérite d ’ être relancé.

Alors que le cinéma Palace resurgit dans l ’ actualité, comment se passent les contacts entre les partenaires potentiels susceptibles de faire aboutir financièrement ce dossier? On évoque des contacts avec le pouvoir Fédéral et la Région bruxelloise dans le cadre d ’ un financement complémentaire Beliris; vous évoquiez en commission du Budget un contact éventuel avec la ville de Bruxelles.

Qu ’ en est – il exactement?
Quand peut – on espérer une réouverture?
Quels délais vous êtes – vous fixés?

Mme Joëlle Milquet , vice – présidente et ministre de l ’ Éducation, de la Culture et de l ’ Enfance. – Avant les fêtes de fin d ’ année, j ’ ai longuement répondu à différents collègues. Aucun miracle ne s ’ est produit depuis. Je répète donc aujourd ’ hui ce que j ’ ai dit en décembre dernier. Deux pistes sont possibles.

La première piste est que nous restions propriétaires et que nous trouvions un accord avec la Région bruxelloise et Beliris pour que , via Beliris – à moins que ce ne soit par une autre voie – , la Région nous aide à payer le différentiel de 2,5 millions avec , le cas échéant, une entrée à due concurrence dans le capital. Si la Région ne souhaite pas intervenir, nous pourrions solliciter l ’ aide de la ville de Bruxelles ou de son CPAS, dont on connait la dynamique immobilière.

La deuxième piste, pour laquelle j ’ ai marqué mon accord, consiste en une reprise du bâtiment par la Région. Il faut pour cela en évaluer la valeur. Nous le céderions contre une somme d ’ argent dans la mesure où nous avons investi près de 17 millions dans ce bâtiment. Je n ’ ai pas de problème avec les briques. Qu ’ il soit dans les mains de la Région, pour des raisons de biculturalité et pour le fait que , ce faisant, il est plus facile d ’ être aidé par Beliris, ne me pose aucun souci. Mais il faut que nous le revendions et non pas que nous le cédions. Cette vente s ’ accompagnerait d ’ un bail emphytéotique de 99 ans qui nous permettrait d ’ exploiter le lieu.

Il faut à présent que la Région bruxelloise prenne position. J ’ en ai parlé à Rudy Vervoort, lundi dernier, et nous devons nous rencontrer très prochainement. Ce dossier traîne et nous devons trouver une solution rapidement. L ’ ouverture est en effet attendue depuis plusieurs années. Elle devait avoir lieu fin décembre dernier et nous sommes toujours à la recherche d ’ un consensus. Je pense qu ’ une des deux pistes sera opérationnelle dans les mois qui viennent.

Isabelle Emmery – Je ne crois pas aux miracles mais à une volonté d ’ avancer dans ce dossier ou pas. J ’ entends que les contacts avec la Région ont été pris. Ce lieu symbolique est en voie de finalisation et mérite mieux que d ’ être déserté alors que nous pourrions y développer nos politiques culturelles.

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