L’entrepreneuriat féminin

L’entrepreneuriat féminin

J’ai interpellé la Secrétaire d’Etat à la Région de Bruxelles-Capitale, en charge de l’égalité des chances, sur le lancement des cafés ‘oui ou non’ pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin.

Voici notre échange:

Isabelle Emmery – Chacun s’accorde à dire que le travail, tant des femmes que des hommes, fait la richesse et la prospérité de notre Région, et contribue à développer notre économie. Pourtant, il est un secteur où le déséquilibre est réel : celui de l’entrepreneuriat.

Hier, vous avez lancé le projet des « cafés oui ou non ». L’association de femmes actives Markant a rappelé à cette occasion qu’en Région bruxelloise, l’entrepreneuriat féminin représentait 28%, contre 33% dans les deux autres Régions. Votre initiative vise à relancer l’entrepreneuriat féminin, et mon groupe la salue. Vous avez cité le chiffre de 10.000 femmes susceptibles d’être accompagnées.

Au-delà de cet accompagnement, d’autres activités sont-elles prévues dans le cadre de ce projet ? Quels seront les thèmes développés ?

Un accompagnement juridique et administratif serat-il apporté aux femmes qui désirent créer leur entreprise ? Visez-vous également les stages en entreprise pour celles qui veulent approcher le monde entrepreneurial ?

Une enveloppe budgétaire de 65.000 euros est allouée à ce projet. Ce n’est pas négligeable, mais ce sera insuffisant. Envisagez-vous dès lors d’autres sources de financement?

Bianca Debaets, secrétaire d’État – Avec le parcours Femmes entrepreneurs à Bruxelles, nous voulons effectivement stimuler l’entrepreneuriat féminin. Les chiffres que vous avez cités sont corrects. Avec 28% d’entrepreneurs, les femmes sont sous-représentées. Les deux autres Régions travaillent un peu mieux sur cette question.

Le projet de Markant repose sur deux axes, dont le premier, le « café oui ou non », est un café-débat dans lequel quatre femmes qui sont déjà entrepreneurs témoignent de leur parcours en livrant les bonnes pratiques et les difficultés qu’elles ont rencontrées. L’objectif est de donner une idée aux nombreuses femmes présentes.

Lors de la première réunion, à laquelle j’ai assisté hier, de nombreuses jeunes femmes étaient bruxelloises. Qu’est-ce qu’entreprendre ? Cela me convient-il ou pas ? Tel était le type de questions abordées.

Le deuxième volet porte sur le coaching. Pendant six mois, des femmes seront accompagnées et encadrées de façon très intense. Beaucoup de femmes ont envie d’entreprendre, mais ne savent pas dans quel domaine. J’en ai entendues hier qui voulaient entreprendre, qui étaient créatives, mais qui ne savaient pas encore comment développer leur idée.

L’objectif est de les aider et de les encadrer, mais aussi de faire connaître toutes les mesures qui existent déjà, et ce en collaboration avec M. Gosuin, bien sûr. Vers quoi s’orienter ? Où obtenir des avis juridiques ? Où obtenir de l’aide, des subventions, etc. Voilà autant d’aspects qui seront repris dans le coaching.

Isabelle Emmery – Il conviendrait d’assurer la promotion de certaines femmes qui ont réussi dans le secteur et qui peuvent ainsi donner le goût d’entreprendre, à côté d’un coaching plus léger, qui devra faire l’objet de passerelles avec la politique de M. Gosuin.

Bianca Debaets, secrétaire d’État.- L’idée est de recruter des femmes qui joueront un rôle de mentors ou de marraines, mais je ne dirais cependant pas que le coaching est plus léger. Bien au contraire, car il s’agit d’un coaching intensif de six mois pour chaque participante. Tous les aspects juridiques et financiers, la question des subsides, mais aussi la connaissance de soi-même seront abordés. Le programme est loin d’être léger.

Isabelle Emmery – Vous me permettrez de revenir vers vous avec une demande de bilan sur l’opération.

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