Regional innovation award

Regional innovation award

J’ai interrogé le  Ministre à la Région de Bruxelles-Capitale, en charge de l’emploi et de l’économie concernant le Programme d’économie circulaire (PREC) et le premier prix du « Regional innovation award 2016 ».

Voici notre échange:

Isabelle Emmery – Organisé par l’Assemblée des Régions d’Europe (ARE), le prix de l’innovation régionale distingue les autorités régionales et leurs partenaires qui stimulent et mettent en œuvre l’innovation. Les organisateurs ont choisi, pour 2016, de mettre en lumière les initiatives favorisant l’essor de l’économie circulaire.

 Ainsi initié en 2016, le Programme régional d’économie circulaire (PREC) regroupe 111 mesures donnant les moyens d’accélérer la transition du mode « extraire-produire-consommer-jeter » à un mode plus heureux, qui consiste à « récupérer, produire, consommer, réemployer ». Le PREC a reçu, le 30 novembre dernier, le Regional Innovation Award, distinction qui place Bruxelles à la pointe de la politique européenne en matière d’économie circulaire.

 Ce prix représente évidemment un symbole pour notre Région sur la scène européenne et ne peut qu’apporter une meilleure visibilité à notre économie.

 Sur les 85 candidatures introduites dans le cadre de l’appel à projets du programme be.circular, combien de projets ont-ils été sélectionnés ? Quelle a été la méthode d’évaluation utilisée ? Quels étaient les experts responsables de l’effectuer ? Pouvez-vous nous présenter brièvement ces projets? Prendront-ils forme dès cette année ? Quel montant total leur fut-il consacré ?

Didier Gosuin, ministre – Madame la députée, je vous remercie de saluer le prix que la Région a reçu pour le Programme régional d’économie circulaire. C’est un encouragement à poursuivre dans cette direction et une fierté pour Bruxelles d’être ainsi positivement épinglée.

En ce qui concerne l’appel à projets be.circular, une initiative conjointe de la ministre de l’Environnement et de moi-même, nous avons reçu 85 dossiers candidats, représentant 3,85 millions d’euros de subsides demandés. Sur ces 85 projets introduits, 41 ont été sélectionnés  et 9 projets reçoivent l’accompagnement non financier souhaité, c’est-à-dire sans subvention directe.

En ce qui concerne la méthode, un jury multidisciplinaire a sélectionné les projets qui répondent le mieux aux critères de sélection prédéfinis dans le règlement de l’appel à projets préparé par Bruxelles Environnement, Bruxelles Économie et Emploi et impulse.brussels. Il est consultable sur le site circularprojects.brussels.

La ministre de l’Environnement et moi-même avons décidé d’attribuer les budgets dans l’ordre de la sélection réalisée par le jury jusqu’à épuisement des budgets disponibles. En d’autres termes, nous avons intégralement suivi l’avis du jury.

Les projets, qui prendront forme en 2017, visent des activités économiques qui ont été mises en œuvre au plus tôt à la date de lancement de l’appel à projets, le 11 avril 2016, ou le seront en 2017.

Faire une synthèse de ces projets est un exercice difficile vu leur diversité. Un résumé des projets retenus est disponible sur le site internet susmentionné.

Je vais néanmoins vous tracer quelques lignes de force de l’opération.

La sélection de cet appel à projets contribue à soutenir une diversité de types de PME : tant des start-up pionnières qui vont grandir et se diversifier (MCB, Tale Me, PermaFungi) que des PME plus matures (MCA Recycling ou le projet de Mister Genius de récupération de matériel informatique), ou de plus rares projets d’acteurs classiques (projet de recyclage de pare-brise de la fédération Febelauto et implication indirecte des frites McCain dans un autre projet).

Les projets retenus proviennent de secteurs très divers : alimentation, logistique, tourisme, textile, commerce, déchets, automobile, construction.

Certains d’entre eux sont des projets originaux entièrement neufs, d’autres signifient l’arrivée à Bruxelles de concepts déjà testés ailleurs : par exemple, les magasins de seconde main en modèle de « factory shopping » proposé par le groupe Terre, ou le recyclage de cartouches et toners d’imprimantes par EcoTop en vue de leur réutilisation, deux modèles d’économie circulaire testés à Liège. On s’enrichit aussi avec les pratiques testées ailleurs.

Les 32 projets sélectionnés font l’objet d’une subvention pour un montant total de 1.676.207 euros.

Isabelle Emmery – Merci d’avoir tracé ces grandes tendances qui regroupent des entreprises pionnières, et d’autres plus classiques qui ont cette préoccupation d’économie circulaire et de retour de la matière vers la matière.

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