Soutien aux artistes à l’étranger

Soutien aux artistes à l’étranger

En séance plénière du Parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles, j’ai interrogé le Ministre-Président quant au soutien apporté aux artistes à l’étranger.

Mme. Isabelle Emmery:  L’internationalisation de la pratique artistique et l’exportation de nos produits culturels sont essentielles pour nos créateurs, ainsi que pour la valorisation et la promotion des oeuvres réalisées en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Vous avez à coeur de dialoguer en permanence avec les artistes, notamment sur les outils et soutiens à développer pour favoriser cette politique d’exportation, mais aussi pour remédier aux freins et obstacles qui empêchent les oeuvres de circuler de manière optimale. Vous comptez débloquer de nouveaux moyens pour appuyer cette politique.

Quel montant entendez-vous y consacrer et selon quelle répartition?
Comment envisagez-vous de réduire les freins et obstacles que je viens d’évoquer?
Comme vous le savez, les disciplines et pratiques artistiques sont relativement cloisonnées, ce qui nuit à l’exportation des oeuvres.
Comment pensez-vous dépasser cet écueil et mettre en réseau les diverses pratiques et disciplines artistiques?

M. Rudy Demotte, ministre-président. – Nous veillons à promouvoir la visibilité et l’identité de la Fédération Wallonie-Bruxelles à l’étranger. Promouvoir nos artistes en dehors de nos frontières, c’est leur assurer de notre reconnaissance chez nous.

Nous sommes conscients de certains points faibles et avons souhaité y remédier. Nous nous inscrivons dans la dynamique générale de l’opération «Bouger les lignes», mise en place par la ministre en charge de la Culture. Nous avons souhaité circonscrire des axes prioritaires au niveau international.

Qu’en est-il? Depuis 2014, Wallonie- Bruxelles International a entretenu des contacts réguliers avec le monde artistique et les représentants de ses différentes disciplines – design, architecture, musique, cinéma, théâtre, pour ne citer que celles-ci –, en évitant de privilégier une catégorie particulière. Dans le courant de l’année, nous avons organisé des rencontres avec le monde artistique dans les trois principales villes de la Fédération – Bruxelles, Charleroi et Liège – et des centaines de participants ont été invités à y apporter leur contribution.

Que demandent-ils? Tout d’abord, ils se montrent satisfaits d’avoir été entendus au-delà de leur seule activité sectorielle et d’avoir pu s’exprimer dans le cadre d’une diversité culturelle. Leur première demande est souvent concrète et porte, par exemple, sur un soutien en matière de surtitrage et de sous-titrage de leurs oeuvres pour les rendre accessibles à un public qui ne maîtrise pas toujours la langue française. C’est, bien sûr, une façon de véhiculer notre langue à l’étranger.

Une autre demande porte sur des échanges. Nous avons donc convenu d’organiser, une fois par an, des rencontres sur la question du soutien à la promotion, la diffusion et l’exportation des oeuvres de nos artistes à l’étranger.

À cet égard, il nous a été suggéré de créer une plate-forme permanente, ce qui répond à l’approche multidisciplinaire que vous appelez de vos voeux.

Je conclurai sur un point précis: la simplification administrative. Si l’administration est connue pour sa complexité dans bien des domaines, il semble que le secteur de l’aide à la promotion internationale soit particulièrement affecté. Par conséquent, nous travaillons actuellement avec les responsables de WBI à la collecte de tous les formulaires et procédures en vue de les simplifier. Les moyens dont nous disposons aujourd’hui ne répondent plus aux besoins du secteur. Ils seront donc ventilés pour répondre aux priorités formulées par les acteurs de terrain.

Nous ne demandons pas davantage de moyens, mais souhaitons les redistribuer de manière plus efficace, car ils ne sont plus aujourd’hui en adéquation avec les demandes. Le soutien aux résidences d’artistes est également une priorité.

Mme Isabelle Emmery – Je remercie le ministre-président pour sa réponse qui correspond à un objectif de bonne gouvernance. Simplifier les démarches administratives pour les artistes me semble tout à fait judicieux. En effet, il n’est pas toujours évident pour les artistes de remplir des dossiers. De même, améliorer l’affectation des moyens pour mieux les adapter aux besoins sera bénéfique au secteur. J’approuve totalement votre politique.

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