Commission de sélection des films

Commission de sélection des films

J’ai interrogé en séance plénière la Ministre de la Culture sur la réflexion sur la commission de sélection des films lancée à l’occasion de la cérémonie de clôture des 50 ans d’aide culturelle au cinéma ce 14 juin 2018

 

Isabelle Emmery  – L’UPFF a saisi l’occasion de s’exprimer à la veille de la cérémonie de clôture des 50 ans d’aide à la production cinématographique pour lancer ce cri d’alarme à la suite des problèmes structurels de la commission de sélection des films. Cet avertissement est paradoxal, car les dossiers sont de plus en plus nombreux à être soumis à cette commission et que tous s’accordent à dire que ce mécanisme d’aide au cinéma est important, efficace et pertinent. Je suis d’autant plus interpellée par ce cri d’alarme que nous évoluons dans un contexte où la diversité culturelle et la concurrence internationale sont des enjeux majeurs. Cette aide est donc décisive pour les producteurs de cinéma.

Madame la Ministre, je vous sais particulièrement impliquée dans ce dossier. Avez-vous reçu cet appel? Quelles réponses structurelles pouvez-vous apporter à ce secteur dynamique et talentueux? Comment pouvez-vous le rassurer sur son développement? Envisagez-vous d’établir un dialogue permanent avec ce secteur?

Alda Greoli – J’avais rencontré l’UPFF à Cannes et abordé avec eux la question du financement. Je rappelle qu’une enveloppe de 500 000 euros a été accordée au Centre du Cinéma cette année encore  avec l’aide du gouvernement et que cette aide est structurelle.

Je vous rejoins sur l’idée qu’il faut examiner différentes pistes de refinancement structurel. La première consiste à analyser la manière dont nous pouvons, juridiquement, faire passer les moyens accordés par la Loterie nationale en financement structurel du Centre du Cinéma afin que ce dernier les affecte au mieux lors de l’examen des dossiers. La deuxième piste consiste à faire contribuer les plateformes de diffusion de films. Nous travaillons sur cette piste avec l’Union européenne dans le cadre des négociations avec les plateformes de diffusion. Vous n’êtes pas sans savoir que ces dernières, comme Netflix, et d’autres seront amenées à contribuer au financement du secteur du cinéma. Une fois ces deux premières pistes mises en œuvre, la troisième piste consistera à évaluer si des moyens supplémentaires s’avèrent nécessaires en 2019.

Par ailleurs, j’ai rencontré hier l’ensemble des présidents des commissions d’avis, y compris celle du cinéma. Je leur ai fourni deux indications qui leur paraissaient importantes. Premièrement, je leur laisse jusqu’au 15 septembre et non jusqu’au 15 juillet pour me remettre leurs avis sur la réforme de la gouvernance de la culture. Deuxièmement, je leur ai signalé que j’étais bien consciente du fait qu’il est nécessaire d’imaginer, au niveau du Conseil supérieur de la Culture, des espaces permettant à la spécificité des secteurs de s’exprimer. Ces deux nouvelles ont été accueillies très favorablement.

(…)

Isabelle Emmery  – Madame la Ministre, j’entends votre volonté de financement du secteur. Nous ne pouvons pas compter avec certitude sur un soutien européen.

Je suis en revanche sensible à votre proposition de demande à la Loterie nationale. Avez-vous déjà connaissance de montants susceptibles de rassurer ce secteur dynamique et talentueux et sur lesquels on pourrait s’accorder?

Alda Greoli – Je propose de vous communiquer par écrit le montant exact.

Isabelle Emmery  – Je vous remercie d’avance pour la précision que vous me fournirez par écrit.

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