Insalubrité d’un bâtiment scolaire

Insalubrité d’un bâtiment scolaire

J’ai interrogé en séance plénière la Ministre de l’Education  en séance plénière au sujet de l’insalubrité de bâtiments scolaires.

Voici notre échange:

Isabelle Emmery – Madame la Ministre, je partage les préoccupations de mon collègue. Ce matin, un arrêt de travail a eu lieu dans l’école fondamentale annexée à l’Athénée royal Leonardo da Vinci, rue des Goujons à Anderlecht.

Par cet arrêt de travail, le personnel entend dénoncer les conditions de travail difficiles et les conditions de vie déplorables – terme utilisé par les syndicats – pour la centaine d’enfants accueillis dans l’établissement. C’est un hangar mal chauffé, mal isolé, dépourvu de toilettes, semble-t-il. Vous concéderez qu’en plein hiver, laisser ces enfants dans un tel lieu ne paraît pas acceptable.

Je souhaite faire le point avec vous sur ce dossier. Les travaux vont-ils enfin commencer sur ce lieu qui a été ouvert de manière précaire, avant travaux, il y a deux ans. C’est long pour une occupation temporaire.

Plus fondamentalement, l’ouverture de cet espace a été décidée alors que, parallèlement, la commune d’Anderlecht faisait d’énormes efforts pour créer des places supplémentaires. Plusieurs écoles ont été ouvertes sous la précédente législature communale et l’on ne déplore plus de pénurie.

Certaines écoles ne sont même plus complètes dans le réseau communal. Cette décision prise il y a deux ans n’était pas bonne, surtout dans des locaux nullement adaptés. La solution envisagée consistant à déplacer cette centaine d’enfants au quatrième étage d’un immeuble n’est pas très agréable non plus et ne me semble pas être bonne. Pouvez-vous faire le point sur les travaux et, plus fondamentalement, sur la décision prise voici deux ans?

Marie-Martine Schyns, ministre de l’Éducation – Effectivement, la situation actuelle de l’école des Goujons est assez complexe. Cependant, dresser l’historique du projet est important, comme Mme Emmery l’a partiellement fait. L’école a été ouverte dans le cadre du plan de création urgente de places qui date d’avant 2016. L’idée était de placer des espaces modulaires, et non d’utiliser un hangar, et de déménager progressivement les élèves au fur et à mesure de l’agrandissement de l’école vers «la section des bandagistes» de l’établissement voisin, la Haute École Bruxelles-Brabant (HE2B).

L’aménagement des élèves a été reporté, notamment à cause du retard du déménagement de la section de la haute école. Par ailleurs, la société qui a obtenu le marché public pour l’aménagement de cette école a fait faillite et nous avons dû relancer un marché, que nous venons d’attribuer. Les travaux commenceront prochainement. Les locaux sont donc prévus pour accueillir les enfants dans des conditions dignes d’une école fondamentale.

À l’heure actuelle, la situation est précaire. Pendant l’arrêt de travail de ce matin, j’ai envoyé la direction générale des infrastructures (DGI) et deux de mes collaborateurs sur place pour discuter avec les enseignants des solutions – meilleures que celles évoquées précédemment dont l’occupation du quatrième étage – qui permettraient l’accès à des sanitaires. La DGI et moi-même suivons attentivement ce dossier, qui a pris un peu de retard pour des raisons indépendantes de la volonté de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

(…)

Isabelle Emmery – Madame la Ministre, l’aspect positif se traduit par une solution partiellement concrétisée et élaborée pour améliorer les conditions de travail et de vie. De plus, vous connaissez la situation et vous voulez répondre aux critiques.  Cependant, je regrette le manque de vision globale pour la création de places. Certes, le dossier date de 2016, mais depuis, une meilleure concertation aurait dû être organisée avec les autorités communales. C’est sans doute vrai aussi pour d’autres communes. Dans le cas présent, la décision prise n’était pas appropriée.

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