Plan de fréquences et radios numériques

Plan de fréquences et radios numériques

J’ai interrogé le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias, sur le futur plan de fréquences et mise en œuvre de la radio numérique pour les radios associatives.

Isabelle Emmery –  Monsieur le Ministre, la presse de ce jour s’est fait l’écho de l’avis favorable donné par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) aux projets d’arrêté relatifs à l’architecture du plan de fréquences, à l’appel d’offres global qui sera lancé et aux contrats liés à la reconnaissance du statut de radio associative.

L’ensemble du secteur attendait cette évolution et nous étions nombreux, dans cet hémicycle, à suivre le dossier. Beaucoup d’entre nous sont intervenus dans le débat consacré au décret sur les services médias audiovisuels (SMA), en ayant à cœur de favoriser la diversité culturelle et la pluralité, d’élargir l’offre radiophonique dans son ensemble, de concrétiser le passage au numérique ou encore de veiller à atteindre un équilibre en termes d’offre publique et privée, en ce compris pour le secteur associatif.

Les perspectives sont extrêmement positives puisque, si ces chiffres sont exacts, 216 fréquences sont disponibles pour la radio numérique et 89 pour la radio analogique. L’offre va donc décupler. Bien entendu, cette évolution aura un coût pour les opérateurs et il faudra veiller à soutenir les radios associatives de manière adéquate.

Monsieur le Ministre, il était question d’une campagne de sensibilisation à l’échelon national pour inciter les auditeurs à s’équiper des récepteurs ad hoc, y compris dans leur véhicule. Qu’en est-il de ce plan? J’ai évoqué le coût pour les opérateurs, en particulier pour les radios associatives. Pourriez-vous m’éclairer sur les perspectives financières concernant ce pan de l’offre radiophonique? Enfin, quelles seront les prochaines étapes de la procédure?

Jean-Claude Marcourt, vice-président du gouvernement et ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias – Nous ne pouvons que nous réjouir que des documents à ce point techniques aient été validés par le Collège d’avis du CSA qui, je le rappelle, rassemble les opérateurs. Nous passons ainsi un cap important. Désormais, je pourrai en effet saisir le gouvernement afin de poursuivre la procédure et de lancer l’appel d’offres. Nous avons créé un effet miroir entre l’analogique et le numérique, à l’exception des radios locales, qui pourront choisir de n’émettre que dans l’une ou l’autre formule, voire les deux, mais sans en avoir l’obligation. En Belgique, seule la Fédération Wallonie-Bruxelles soutient financièrement les radios locales pour, précisément, leur permettre de passer au numérique.

Vous m’avez interrogée, Madame Emmery, au sujet de la campagne de sensibilisation. La plateforme maRadio.be est en contact avec la RTBF et l’ensemble des opérateurs, mais aussi avec ses homologues flamands et la Fédération belge de l’automobile et du cycle (Febiac). Les autoradios de la plupart des voitures neuves disposent du DAB+. Il faut maintenant promouvoir ce système. Le chemin est long, bien entendu, mais nous sommes aujourd’hui dans la dernière ligne droite.

(…)

Isabelle Emmery – – Ce dossier a été traité de façon excellente et adéquate, car la pluralité et la diversité culturelles étaient en jeu. Le seul petit bémol que j’apporterai, même s’il ne nous concerne pas vraiment en tant qu’institution, est le manque de collaboration avec la Flandre quant à l’aspect VRT/RTBF évoqué hier en commission et sur lequel, à ce stade, nous n’avons évidemment pas de prise.

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