Préservation du patrimoine culturel

Préservation du patrimoine culturel

J’ai interrogé la Ministre de la Culture sur la préservation et valorisation du patrimoine culturel via l’innovation et les sciences.

Voici notre échange:

 

Isabelle Emmery  – À l’heure où des chefs-d’œuvre culturels sont en péril ou délibérément détruits dans des zones de conflit, la Commission européenne a décidé de proclamer 2018 comme année européenne du patrimoine culturel. Fin mars, elle a organisé une conférence, dans le cadre du programme Horizon 2020, sur le thème de l’innovation et du patrimoine culturel. Le but de cet événement était de présenter quelques-unes des innovations les plus prometteuses pour la préservation et la valorisation du patrimoine culturel européen. La recherche et l’innovation peuvent favoriser le développement de solutions intelligentes et techniquement avancées face aux défis auxquels l’Europe est confrontée dans ses efforts pour protéger son patrimoine culturel et en tirer avantage. Nous pouvons notamment citer la fourniture d’un accès numérique à des sites physiquement inaccessibles, l’aide à la préservation d’œuvres d’art inestimables ou la recherche de nouvelles façons de valoriser le patrimoine culturel au moyen des industries créatives. Par ailleurs, la Commission européenne a également présenté une analyse de sa stratégie «Innovation et patrimoine culturel» qui évalue la recherche financée par l’UE en matière de patrimoine culturel et qui propose des améliorations au programme-cadre européen de recherche après 2020.

Madame la Ministre, avez-vous participé à cette intéressante conférence?
Quelles grandes lignes pouvons-nous retenir de l’analyse présentée par la Commission européenne sur l’innovation et le patrimoine culturel?
Quelles sont les innovations les plus prometteuses qui pourraient s’avérer utiles de développer en Fédération Walloni-Bruxelles?
Disposons-nous d’outils numériques permettant d’accéder tant à notre patrimoine culturel belge qu’européen dans le cadre d’une interconnexion des savoirs?
La Fédération Wallonie-Bruxelles dispose-t-elle d’un financement européen pour le développement de tels outils?
Dans le cas contraire, il serait peut-être intéressant d’en demander.

Alda Greoli, vice-présidente du gouvernement et ministre de la Culture et de l’Enfance – Mon emploi du temps ne m’a malheureusement pas permis d’assister à cette conférence qui, j’en conviens, devait être tout à fait intéressante. Le domaine du numérique est assurément à suivre de près étant donné ses évolutions technologiques constantes. En Communauté française, les principaux outils numériques permettant d’avoir accès à notre patrimoine sont des portails. Le premier, ARTémis, présente les collections détenues par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le second, numeriques.be, propose les patrimoines de toute nature numérisés au moyen des campagnes menées par la cellule préservation et exploitation des patrimoines (PEP’s). Je vous rappelle que j’ai augmenté ses moyens, grâce aux montants qui m’ont été octroyés par le gouvernement, afin d’accélérer les numérisations. Par ailleurs, la Communauté française ne bénéficie d’aucune aide européenne spécifique pour développer ces outils. Les musées reconnus, tout comme les centres d’archives privés agréés, pour ne citer qu’eux, veillent à la tenue de leur inventaire et à la numérisation progressive des patrimoines qu’ils détiennent, notamment grâce aux subventions que nous leur délivrons.

Isabelle Emmery  – Madame la Ministre, ce sujet vous préoccupe comme le prouve ce qui est déjà mis en œuvre. Il n’empêche que l’Europe, à travers une interconnexion de ses patrimoines, gagnerait à tirer d’un financement d’un réseau qui pourrait être labellisé à ce niveau. Nous pourrions en discuter à autre niveau de pouvoir ou lors de réunions.

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