Restructurations Proximus et New Look

Restructurations Proximus et New Look

J’ai interrogé en séance plénière la Secrétaire d’état chargée du commerce extérieur et de la lutte contre l’incendie et l’aide médicale urgente concernant les conséquences sur l’emploi bruxellois des plans de restructuration annoncés par Proximus et New Look.

Voici notre échange:

Isabelle Emmery – Cette semaine s’est révélée bien noire pour l’emploi : restructurations, faillites, Proximus, Clabecq, New Look. Tout cela affectera notre marché de l’emploi qui, pourtant, remonte progressivement la pente, comme l’attestent les chiffres, surtout parmi les jeunes. Cependant, les événements récents annoncent de nouveaux problèmes qui affecteront non seulement le marché de l’emploi, mais aussi les travailleurs et leurs familles.

Je voudrais vous interroger sur les chiffres concernant les entreprises que je viens de citer et qui ont leur siège social ou des magasins en Région bruxelloise. Les informations dont vous disposez correspondent-elles à celles figurant dans la presse ?

Dans quelle mesure la Région, dans le cadre de ses compétences, peut-elle être associée aux processus de requalification et de formation des travailleurs qui resteront sur le carreau ?

Quelles sont ses compétences en matière d’outplacement ? Il y a le présent, mais aussi l’avenir… Si notre Région, dans le cadre de ses compétences, pouvait toucher ces anciens travailleurs et les remettre sur le marché de l’emploi de manière optimale, elle aurait un rôle à jouer.

Cécile Jodogne, secrétaire d’État- Il faut distinguer la situation de Proximus de celle de New Look. Selon le Service public fédéral (SPF) Emploi, Travail et Concertation sociale, Proximus, en tant qu’entreprise publique, n’est pas soumise à la loi Renault. Il revient donc au gouvernement de tutelle, et non à la Région, de prendre ses responsabilités. Le gouvernement fédéral n’a d’ailleurs transmis aucune information à la Région.

Comme la presse l’a annoncé, la restructuration et le lancement d’une nouvelle stratégie entraîneront la perte de 2.000 emplois et permettront d’en créer 1.250.

L’entreprise britannique New Look, quant à elle, a décidé de mettre fin à son activité en Belgique. Actiris mettra tout en œuvre pour aider les travailleurs concernés à retrouver un emploi dans les meilleurs délais.

Isabelle Emmery – Les chiffres que vous citez ont été transmis par les voies de communication habituelles. Vous avez rappelé qu’il n’y a pas de procédure Renault et que vous n’êtes pas partie prenante dans ce dossier.

Vos propos devraient s’inscrire dans notre questionnement. Vous nous dites qu’Actiris, véritable bras armé sur le plan de l’emploi, va se saisir de l’avenir des travailleurs de New Look. Nous attendons de voir l’évolution de la situation, mais les nouvelles ne présagent rien de bon pour le futur.

Je ne vous ai pas entendu au sujet de l’outplacement, mais il s’agit d’une question plus précise sur laquelle je reviendrai en commission.

Cécile Jodogne – C’est la loi Renault qui prévoit toutes ces obligations.

Isabelle Emmery – Nous n’avons donc ni perspectives ni obligations en matière d’outplacement.

Cécile Jodogne – Le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale nous a confirmé que la loi Renault ne s’applique pas à l’entreprise publique. C’est donc au gouvernement de tutelle de prendre les mesures qui s’imposent. Par ailleurs, les concertations avec les syndicats sont en cours.

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